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Présentation du Gabon |
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Nom officiel : |
République gabonaise |
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Capitale : |
Libreville |
Superficie: |
266 667 KM2 |
Villes principales (populations) |
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- Libreville (365650)
- Port-Gentil (125000)
- Franceville (75000)
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Le Gabon, officiellement République gabonaise, est un pays d'Afrique équatoriale ouvert sur l'océan Atlantique, limité au nord-ouest par la Guinée équatoriale, au nord par le Cameroun, à l'est et au sud par la république du Congo. La forêt dense couvre plus des trois quarts de la superficie du pays (267 667 km²). Sa capitale est Libreville.
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Population : |
1 321 560 (estimation 2003) |
Taux de croissance de la population : |
2.54% (estimation 2003) |
Densité de population : |
4.9 habitants au KM2 (estimation 2003) |
Urbanisation : |
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- Population urbaine 82% (estimation 2001)
- Population rurale 18% (estimation 2001)
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Espérance de vie : |
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- Total 57.1 années (estimation 2003)
- Hommes 55.5 années(estimation 2003)
- Femmes 58.8 années (estimation 2003)
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Taux de mortalité infantile : |
55 p. 1000 (estimation 2003) |
En 2003, la population était de 1,22 million d'habitants, dont 122 000 Gabonais résidant à l'étranger, une évaluation semblable pour 1997. Le Gabon est, quoi qu 'il en soit, un pays sous-peuplé,avec une densité de 4,9 habitants au km 2 selon l'hypothèse la plus haute. Il abrite de nombreux travailleurs originaires des pays voisins. Les trois cinquièmes des habitants vivent dans la zone côtière, l'intérieur du pays étant quasi désert.
Sa faible population explique que le Gabon, jouissant d'une rente minière, ait un revenu par habitant parmi les plus élevés de l'Afrique noire. Cependant, le système de soins et les conditions de vie demeurent ceux d'un pays en développement, si l'on se réfère au taux de mortalit é infantile (55 p. 1 000 en moyenne en 2003) et à l'espérance de vie (57,1 ans). Bien que peu peuplé, le Gabon compte près d'une quarantaine de groupes ethniques, parmilesquels les Adoumas, les Kota, les Batékés, les Kwele et les Mpongwés. Les Fang, habitant le Nord, représentent un tiers de la population.
Le Gabon a attiré une importante main-d'œuvre en provenance d'autres pays africains tels que la Guinée équatoriale, le Nigeria, le Congo,le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Bénin et le Burkina. Les cadres des entreprises pétrolières ou minières sont europ éens, notamment français (20 000). Les Pygmées, sans doute les premiers habitants du pays, ne sont plus que quelques milliers.
La langue officielle est le français, mais les différentes communautés parlent également leurs langues et leurs dialectes propres, pour la plupart des langues bantoues (batéké, fang, etc.).
Près de 95 p. 100 des Gabonais sont chrétiens, 4 p. 100 sont animistes et 1 p. 100 musulmans. La pratique de l'islam et du christianisme demeure cependant fortement marquée par les religions traditionnelles.
L'école est obligatoire au Gabon pour les enfants de six à seize ans. En 2000, 265 714 élèves fréquentaient l 'école primaire et 101 681 étaient inscrits dans des établissements secondaires. Sur l'ensemble des élèves, seuls 8 p. 100 allaient à l'université en 1998–1999. Le pays est doté d'écoles techniques et d'instituts de formation de maîtres, ainsi que d'une université, l'université Omar-Bongo créée en 1970.
En 2000, le taux d'alphabétisation s'élevait à 70,8. |
Institutions et politiques
Régime politique : |
République |
Indépendance : |
17 août 1960 (vis-à-vis de la France) |
Constitution en vigueur : |
14 mars 1991 |
Droit de vote : |
Suffrage universel à partir de 18 ans |
À partir de 1968, soit un an après l'arrivée au pouvoir du président Omar Bongo, le Parti démocratique gabonais (PDG) devient le seul parti autorisé.
En 1990, une conférence nationale est convoquée et le pouvoir autorise le multipartisme. Les premières élections législatives pluralistes se déroulent la même année.
En 1991, l'Assemblée nationale adopte une nouvelle Constitution instituant un régime semi-présidentiel, garantissant les libertés individuelles et publiques, et interdisant les partis affichant une identité ethnique.
Les principaux partis politiques, outre le Parti démocratique gabonais (PDG), sont le Rassemblement national des bûcherons (RNB), parti d'opposition réuni autour de Paul Mba Abessole, le maire de Libreville, le Forum d'action pour le renouveau (FAR), le Parti gabonais du progrès (PGP), le Parti social-démocrate (PSD), le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) et l'Union pour le socialisme au Gabon (USG
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Economie
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Produit Intérieur Brut (PIB): |
4 334 millions de dollars (2001) |
PIB par habitant (US$) : |
3440 (2001) |
PIB par secteur économique : |
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- Part agriculture: 7.6% (2001)
- Part industries: 50.6% (2001)
- Part services: 41.7% (2001)
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Exportations : |
Pétrole brut, bois de construction, manganèse |
Importations : |
Biens alimentaires, produits chimiques, produits du pétrole,
matériels de construction, bien manufacturés,machines |
Industries : |
Aliments et boissons, bois et contreplaqué, textile, ciment,
raffinage pétrolier ; extraction minière (manganèse, uranium, or, pétrole) |
Agriculture : |
Cacao, café, huile de palme,sucre de canne,
caoutchouc ; élevage et pêche |
Ressources naturelles : |
Pétrole, manganèse, uranium, or,bois, argent, minerai de fer |
En 1994, 10% de la population active travaillait dans le secteur minier, qui réalisait, avec l'industrie, 45% du PIB. L'exploitation minière s'est développée rapidement depuis l'indépendance.
En 1995, la production de pétrole, extrait des gisements côtiers et off-shore de Mandji et Rabi-Kounga, s'élevait à 17,63 millions de t. Les raffineries sont situées à Port-Gentil et Pointe-Clairette. L'exploitation des gisements pétroliers gabonais est en grande partie concédée à la société française ELF, désormais intégrée au groupe TotalFinaElf.
Le Gabon est le troisième producteur mondial de manganèse et ses exportations sont en hausse. Le minerai extrait à Moanda dans le sud est particulièrement riche. Sa production atteignait 720 000 t en 1995. Les réserves de minerai de fer,
à Mekambo et Bélinga dans le nord-est, représentent plus de 500 millions de t. Leur exploitation a été rendue difficile par l'absence de moyens de transports, notamment de voies ferrées.
Les réserves de phosphate sont également abondantes : elles représenteraient un tiers de la production annuelle mondiale. Le Gabon produit également de l'uranium. Le secteur industriel demeure peu développé. Il concerne surtout le raffinage du pétrole, la transformation du bois et l'agroalimentaire.
Un programme de privatisation des entreprises publiques a été engagé en 1995, afin de résorber le déficit public. Environ 798,4 millions de kWh étaient générés annuellement dans les centrales électriques en 2001, 65,54 provenant d'installations hydroélectriques, notamment celle de Kinguélé, près de Libreville.
Une dense forêt équatoriale couvre 84,7% du territoire gabonais, avec de larges espaces de forêt primaire préservée. La savane domine le sud de la zone côtière, une partie des vallées de la Nyanga, du haut-Ngounié et du haut-Ogooué.
La forêt est à la fois source de contraintes, car elle représente un massif impénétrable qui rend les communications difficiles, et de grande richesse, grâce à son exploitation (elle est source du plus grand nombre d'emplois dans le pays). Ainsi, les bois d'ébène, d'acajou et d'okoumé, issus de la forêt humide, constituent l'une des principales ressources naturelles du Gabon.
Le pays s'est engagé à faire des efforts pour sauvegarder cette forêt dense. Les richesses minières gabonaises sont très importantes ; la première richesse du pays est le pétrole. Le sous-sol recèle également de l'uranium, du manganèse, du fer, du plomb et de l'argent.
L'économie gabonaise a été atteinte en 1998 par la baisse du prix du pétrole et par la crise asiatique qui a poussé les pays d'Asie à baisser le prix du bois.
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